Manterrupting : quand les hommes captent 75 % du temps de parole

Manterrupting : quand les hommes captent 75 % du temps de parole

Vous êtes en réunion. Vous avez préparé. Vous maîtrisez votre sujet. Vous prenez la parole. Et là : coupée. Vous reprenez. Recoupée. Cinq minutes plus tard, votre idée est reformulée par un collègue, sous des hochements de tête approbateurs. Bienvenue dans le monde merveilleux du manterrupting. Si vous pensiez que c’était votre imagination, la recherche est formelle : ce n’est pas dans votre tête.

Manterrupting : de quoi parle-t-on exactement ?

 

Le terme n’est pas très élégant, reconnaissons-le. Il fusionne man (homme) et interrupting (interruption). C’est la journaliste américaine Jessica Bennett qui l’a popularisé en 2015 dans le magazine Time, même si le phénomène qu’il décrit est, lui, bien antérieur.

En 1975, une étude de Don Zimmerman et Candace West, de l’Université de Santa Barbara, démontre déjà que dans les conversations mixtes, les hommes sont responsables de 96 % des interruptions. Cinquante ans plus tard, le chiffre n’a pas fondamentalement bougé. Ce n’est pas une anecdote : c’est une structure.

En France, par ailleurs, le Haut Conseil à l’Egalité a identifié le manterrupting dans son rapport de 2019 comme l’une des manifestations du sexisme ordinaire en milieu professionnel. Ordinaire : c’est le mot clé. Le phénomène n’est pas spectaculaire, il ne se voit pas toujours, il ne se revendique pas. C’est précisément ce qui le rend aussi tenace.

Les chiffres qui expliquent beaucoup de choses

 

Les hommes capteraient 75 % du temps de parole dans les réunions mixtes, et un homme interrompt 23 % de fois plus une femme qu’un autre collègue masculin. Ces données méritent d’être mises en perspective. (source VOXDEMETER)

Ce qui est particulièrement frappant, en effet, ce n’est pas tant le chiffre brut (75 %) que ce qu’il révèle sur la dynamique de groupe. Dans une réunion de dix personnes où cinq sont des femmes, celles-ci occupent en moyenne 25 % du temps d’expression. Pas parce qu’elles ont moins à dire. Pas parce qu’elles sont moins préparées. C’est parce que l’espace conversationnel est structurellement inégal, et que cette inégalité est si normalisée qu’elle en devient invisible.

L’exemple politique illustre le phénomène de façon saisissante.

Lors du premier débat présidentiel américain entre Hillary Clinton et Donald Trump en 2016, ce dernier a coupé la parole à sa rivale à 70 reprises (hormis le fait que c’est un goujat, nous sommes d’accord). Soixante-dix fois. Les commentateurs, pourtant, ont surtout parlé du fond du débat. C’est dire à quel point le manterrupting passe sous les radars, même lorsqu’il est massif.

Pourquoi c’est un problème pour toute l’organisation

 

On pourrait être tentée de classer le manterrupting dans la catégorie des irritants relationnels, quelque chose d’agaçant mais sans conséquences réelles. Ce serait, cependant, une erreur d’analyse.

Laisser les « chouraveurs d’élocution » agir impunément, c’est prendre le risque de se priver d’idées intéressantes et de voir des idées déformées, voire erronées, retenues au seul motif qu’elles ont été amenées par un interlocuteur plus bavard et plus bruyant (et équipé d’un trois pièces cuisine).  Autrement dit, le manterrupting est un problème de qualité décisionnelle. Quand certaines voix sont systématiquement étouffées, les décisions qui en découlent sont moins éclairées. C’est mathématique.

Il existe aussi un effet moins visible, mais tout aussi coûteux : l’autocensure progressive. Une femme interrompue plusieurs fois de suite lors d’une même réunion va spontanément réduire ses prises de parole suivantes. Non par manque d’idées, mais par économie d’énergie et protection du moral. À terme, c’est toute une expertise qui disparaît des radars, sans que personne dans la salle n’ait véritablement décidé de l’exclure.

Ce que vous pouvez faire, concrètement, dès demain

 

La bonne nouvelle, parce qu’il en faut une, c’est que le manterrupting n’est pas une fatalité. Il existe des techniques très concrètes pour reprendre sa place dans une conversation sans hausser le ton ni déclencher une guerre froide.

Tenir le fil.

 

Quand on vous coupe, ne disparaissez pas. Reprenez votre phrase exactement là où vous en étiez, d’une voix posée et ferme : « Comme je le disais… » ou « Pour terminer … ». Ce n’est pas de l’agressivité. C’est de la continuité, et elle est tout à fait légitime.

Nommer sans accuser.

 

« Je n’ai pas fini » est une phrase courte, neutre, efficace. Elle ne pointe personne du doigt. En revanche, elle pose clairement un cadre. Utilisée avec calme, elle est difficile à contester.

S’appuyer sur les alliés.

 

Dans toute salle de réunion, il existe des personnes, hommes ou femmes, qui remarquent et regrettent ces dynamiques. Les chercheurs appellent ça l' »amplification » : quelqu’un répète explicitement votre idée en vous en attribuant la paternité. « Comme Sophie l’a dit tout à l’heure… » C’est notamment une technique délibérément utilisée par des équipes de la Maison Blanche sous Obama, pour que les voix des femmes cessent de disparaître dans le flux conversationnel.

Prendre de la place avant même de parler.

 

La posture, le regard, le rythme de la voix : tout cela conditionne la façon dont votre parole sera reçue et respectée. En effet, une intervention préparée, ancrée, qui commence sur une note affirmée est beaucoup moins susceptible d’être interrompue qu’une prise de parole hésitante. Ce n’est pas une question de volume. C’est une question de présence.

Et du côté des managers et des organisations ?

 

Un exercice simple permet de prendre pleinement la mesure du manterrupting lors d’une réunion : nommer un observateur ou une observatrice qui comptera les coupures de parole et restituera les résultats chiffrés à la fin de l’échange. Cela paraît anecdotique. En pratique, pourtant, les résultats de cet exercice sont souvent un électrochoc. Les participants, y compris ceux qui interrompent le plus, sont généralement les premiers surpris.

Plus structurellement, certaines organisations ont instauré des règles simples : un temps de parole non « interruptible » par personne, une prise de notes des interventions avec attribution claire, un tour de parole formalisé sur les sujets stratégiques. Ce ne sont pas des contraintes. Ce sont, au contraire, des conditions pour que toutes les intelligences dans la pièce puissent s’exprimer pleinement.

Si vous occupez un rôle de manager ou de responsable de l’égalité professionnelle, vous disposez donc d’un levier réel. La mixité n’est pas qu’une question de composition d’équipe, c’est aussi, et surtout, une question de dynamiques de parole. Les deux vont ensemble.

Pour approfondir la question des dynamiques de genre en réunion, le programme EVE propose des ressources utiles sur ce sujet. Le rapport du Haut Conseil à l’Egalité de 2019 constitue également une référence solide pour les professionnels des RH et de l’égalité professionnelle.
Le manterrupting n’est pas une anecdote de bureau. C’est un révélateur de la façon dont on distribue, ou confisque, la parole. Et la parole, dans une organisation, c’est du pouvoir.

Tout commence par un échange...

Je rends remarquables les prises de parole des manager·euses et dirigeant·es en quelques heures.

Christine Besneux. Coach & formatrice en prise de parole. Experte en communication.

Christine Besneux

Votre voix est déjà légitime

Votre voix est déjà légitime

Avant même d’ouvrir la bouche, quelque chose parle à votre place. Une petite voix intérieure, bien rodée, qui murmure : « Et si je n’étais pas à la hauteur ? » Cette voix, vous la connaissez. Elle surgit trois secondes avant de prendre la parole en réunion, devant un jury, en conférence. Le problème ? Ce n’est pas votre incompétence qui parle. C’est votre cerveau qui confond un enjeu professionnel avec une menace existentielle. Et cette nuance change tout.

Bonne nouvelle : votre voix est déjà légitime. C’est votre conviction qu’elle ne l’est pas qui pose problème. Et ça, ça se travaille.

Le sentiment d’illégitimité n’est pas réservé aux incompétents

Commençons par un chiffre qui devrait vous rassurer, ou au moins vous faire sourire : selon le Journal of Behavioral Science, 70 % de la population, quel que soit son genre ou sa catégorie socio-professionnelle, aurait éprouvé au moins une fois un sentiment d’imposture. Autrement dit, vous êtes en très bonne compagnie. Directeurs de recherche, chirurgiens, PDG, professeurs d’université : personne n’est épargné. Bpi France

Ce phénomène a été identifié en 1978 par deux psychologues américaines, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. Elles remarquent alors quelque chose d’étrange : leurs patientes les plus brillantes, les plus diplômées, les plus reconnues sont aussi celles qui doutent le plus de leur légitimité. Comme si la compétence et le sentiment de compétence évoluaient sur deux rails parallèles qui ne se rejoignent jamais vraiment.

Ce qui est particulièrement intéressant, et peu dit, c’est que le syndrome de l’imposteur peut silencieusement redistribuer les cartes au sein d’une organisation : il freine la prise d’initiative, limite la visibilité de certains talents, et conduit à une forme d’autocensure dans les moments clés. La prise de parole, la candidature à un poste, le portage d’un projet : autant de situations où ce doute peut coûter très cher, pas seulement à l’individu, mais à toute une équipe. Qualisocial

Ce que votre cerveau fait sans vous demander votre avis

 

Voici ce qui se passe, concrètement, dans les secondes qui précèdent une prise de parole à enjeu.

Votre cerveau, et plus précisément votre amygdale, cette petite structure en forme d’amande nichée au cœur du système limbique, interprète la situation comme une menace. Pas une légère alerte. Une menace réelle. Il active alors le même protocole d’urgence que si vous croisiez un prédateur dans la savane : montée de cortisol, accélération cardiaque, gorge qui se serre, mains moites. Tout ça pour un exposé de dix minutes devant cinq collègues.

Le trac n’est donc pas un signe d’incompétence. C’est une réaction physiologique parfaitement normale, conçue par l’évolution pour vous protéger. Le problème, c’est qu’elle est légèrement inadaptée au contexte d’un comité de direction du XXIe siècle.

Ce que beaucoup ignorent : les meilleurs orateurs ne sont pas ceux qui n’ont pas peur. Ce sont ceux qui ont appris à faire avec. À transformer cette énergie nerveuse en présence, en attention, en ancrage. Le trac bien dosé affûte la concentration, c’est documenté. Ce qui sabote une prise de parole, ce n’est pas l’émotion : c’est la lutte contre l’émotion.

Légitimité et compétence : deux choses bien différentes

 

Voici quelque chose que j’observe très régulièrement dans mon travail d’accompagnement : les personnes qui doutent le plus de leur légitimité sont souvent les plus préparées. Elles ont relu leurs notes trois fois, anticipé les questions difficiles, travaillé leur structure. Pendant ce temps, ceux qui ne doutent de rien arrivent les mains dans les poches et improvisent, parfois brillamment, souvent beaucoup moins.

Le sentiment d’illégitimité est donc rarement corrélé au niveau réel de compétence. Il est davantage lié à ce que certains spécialistes décrivent comme une conviction persistante de tromper les autres, qui persiste malgré des preuves objectives de compétence et de réussite. Wikipedia

Autrement dit : vous pouvez avoir dix ans d’expérience, un doctorat, un bilan éloquent, et continuer à vous demander si vous méritez vraiment de prendre la parole sur ce sujet. Ce n’est pas de la fausse modestie. C’est un mécanisme psychologique bien réel, et il se nourrit de silence. Plus on se tait, plus il grandit.

Trois leviers concrets pour retrouver votre voix

 

Alors, que faire ? Pas de recette miracle ici, méfions-nous des promesses de transformation express en trois étapes. Mais quelques leviers font leurs preuves.

Nommer ce qui se passe.

Plutôt que de subir le trac comme une sentence, essayez de le recadrer. Des recherches en psychologie cognitive montrent que remplacer mentalement « je suis stressée » par « je suis dans un état d’activation intense » change réellement le signal chimique envoyé au cerveau. Ce n’est pas de l’autosuggestion bon marché, c’est du recadrage cognitif, et ça fonctionne.

Dissocier préparation et performance.

La préparation, c’est votre travail. La performance, c’est ce qui émerge dans l’instant. Trop souvent, on confond les deux : on pense que si on a bien préparé, ça doit forcément bien se passer. Et quand ça dérape légèrement, un blanc, une question déstabilisante, c’est vécu comme un effondrement de la légitimité. Apprendre à habiter l’imprévu, c’est précisément ce que travaillent les intervenants TEDx. Pas à être parfaits. À être présents.

Capitaliser sur vos preuves.

Tenez un carnet de vos prises de parole réussies. Une question bien traitée, un exposé qui a suscité des retours positifs, une réunion où vous avez tenu votre position. Ces preuves concrètes sont vos ancres. Le cerveau est naturellement câblé pour retenir les échecs et minimiser les succès : il faut l’aider à rééquilibrer la balance.

La voix, ça s’apprivoise

 

Ce que j’ai appris en accompagnant mes client·es à la prise de parole, des chercheur et chercheuses en début de carrière aux dirigeant·es chevronnées, c’est que la légitimité ne se décrète pas. Elle se construit, par petites touches, à force de s’exposer un peu plus chaque fois.

Cela commence souvent dans des espaces petits et sécurisés : une réunion d’équipe, un comité restreint, un entretien informel. Puis ça s’élargit. Progressivement. Pas à pas. Et un jour, on réalise qu’on a pris la parole en amphithéâtre devant deux cents personnes, et qu’on a survécu. Mieux : qu’on a été utile.

Votre voix n’a pas besoin d’être parfaite pour être légitime. Elle a besoin d’être là.

Pour aller plus loin sur les mécanismes du syndrome de l’imposteur et ses ressorts psychologiques, la revue In-Mind propose une synthèse scientifique accessible et très bien documentée. Et si vous souhaitez explorer comment la parole s’apprend dans un cadre professionnel, le site du programme EVE offre des ressources utiles sur les dynamiques de prise de parole en environnement mixte.

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Christine Besneux. Coach & formatrice en prise de parole. Experte en communication.

Christine Besneux

Prise de parole et leadership féminin : osez faire entendre votre voix avec panache

Prise de parole et leadership féminin : osez faire entendre votre voix avec panache

Combien de fois avez-vous retenu une idée brillante en réunion, de peur qu’elle ne soit pas « assez mûre » ? Combien de fois avez-vous senti ce pic de stress monter au moment de prendre la parole devant un comité de direction majoritairement masculin ? La prise de parole n’est pas seulement un outil de communication ; c’est l’extension naturelle de votre leadership. Pourtant, pour beaucoup de femmes, l’exercice ressemble encore à une marche sur une corde raide, entre le désir d’être écoutée et la crainte d’être jugée.

 

Le syndrome de l’imposteur, ce passager clandestin de votre prise de parole

 

Commençons par ce petit murmure interne qui vous demande : « Es-tu vraiment légitime ? » Le syndrome de l’imposteur est un classique du leadership féminin. Il se manifeste souvent par un stress paralysant juste avant une intervention. On se prépare trois fois plus, on vérifie chaque chiffre, et pourtant, au moment de se lancer, la gorge se serre.

 

Même des figures comme Christine Lagarde ont dû composer avec ce sentiment. Lorsqu’elle est arrivée dans le monde codifié de la finance, elle a dû naviguer dans un univers dont elle ne maîtrisait pas tous les usages. Son secret ? Ne pas nier le stress, mais le transformer en une rigueur de préparation absolue. Elle a compris que la légitimité ne se demande pas, elle se prend par la qualité de l’intervention.

 

Pour vous, le premier pas est de réaliser que ce stress est un signe que vous sortez de votre zone de confort. C’est une réaction saine ! Pour le calmer, essayez la « posture de pouvoir » (Power Posing – cf le TED talk d’Amy Cuddy) : tenez-vous droite, les mains sur les hanches, pendant deux minutes avant d’entrer en scène. Cela fait chuter le cortisol (l’hormone du stress) et booste votre confiance. Rappelez-vous : si vous êtes dans cette salle, c’est que vous avez déjà prouvé votre valeur. Votre voix n’est que la confirmation de ce que vos résultats disent déjà.

 

L’authenticité comme bouclier : l’exemple d’Anne-Sophie Pic

 

Une erreur fréquente est de vouloir adopter un ton martial pour « faire chef ». C’est souvent le meilleur moyen de perdre sa crédibilité. Le leadership authentique, c’est l’audace d’être soi-même, comme le souligne la cheffe Anne-Sophie Pic. Dans un milieu longtemps dominé par les hommes, elle a su imposer sa vision avec une précision chirurgicale. Elle n’a pas cherché à crier plus fort, elle a cherché à cuisiner plus juste.

 

En prise de parole, l’authenticité crée un lien immédiat avec votre auditoire. Si vous êtes naturellement enthousiaste, ne bridez pas votre énergie. Si vous êtes plutôt analytique, utilisez ce calme comme une force. Le public sent quand une oratrice « joue un rôle ». À l’inverse, une dirigeante qui assume ses doutes tout en affirmant ses convictions dégage une puissance irrésistible.

 

Une anecdote : on raconte qu’une dirigeante, lors d’un discours formel, a vu son prompteur tomber en panne. Au lieu de paniquer, elle a dit : « Bon, mon écran vient de prendre sa retraite anticipée, alors parlons de cœur à cœur. » Elle a fini sans notes, et ce fut son discours le plus applaudi. Pourquoi ? Parce qu’elle a montré son humanité. L’authenticité est le meilleur remède contre le stress de la perfection.

 

Faire face au « bruit » : gérer les interruptions et le sexisme ordinaire

 

Passons aux réalités du terrain : le « manterruption » (être interrompue par un homme) ou le « bropropriation » (quand un collègue s’approprie votre idée). Comment réagir sans passer pour la « collègue agressive » ?

 

L’histoire de Cécile Duflot à l’Assemblée nationale en 2012 est restée célèbre. Accueillie par des sifflets sexistes à cause d’une robe à fleurs, elle a continué son discours avec un calme olympien, se concentrant sur le fond. C’est une leçon de leadership : ne donnez pas de pouvoir à ceux qui cherchent à vous déstabiliser.

 

Pour gérer les interruptions, utilisez des phrases fermes : « Je n’ai pas tout à fait terminé, je vous rends la parole dans un instant. » Ou encore : « Merci pour cet ajout, Jean, c’est exactement ce que je disais il y a deux minutes. » Marquez votre territoire verbal sans perdre votre bienveillance. Si le stress monte face à une remarque déplacée, prenez une inspiration profonde, souriez et répondez par les faits. Le leadership, c’est rester maître de son calme quand les autres perdent le leur. Votre prise de parole doit être un espace que vous contrôlez pleinement.

 

La méthode Lagarde : transformer le stress en une force tranquille

 

Ce qui frappe chez Christine Lagarde, c’est son assurance tranquille. Elle ne semble jamais bousculée. C’est le résultat d’une maîtrise parfaite de la structure de son discours. Pour une dirigeante, la clarté est la forme la plus élégante de l’autorité.

 

Pour réduire votre stress, structurez votre message autour de trois points clés. Le cerveau humain adore le chiffre trois. Si vous savez exactement où vous allez, votre voix sera plus stable. Une prise de parole réussie, c’est 80% de préparation et 20% de présence.

 

Une autre astuce de leader : maîtrisez vos silences. Les femmes ont parfois tendance à combler les vides par des mots de remplissage (« euh », « en fait »). Le silence, au contraire, impose le respect. Il montre que vous n’avez pas peur de l’attention. Après une phrase importante, faites une pause de deux secondes. Regardez votre auditoire. Laissez votre message infuser. C’est dans ces silences que se construit votre leadership. Pour approfondir ces techniques, je vous conseille de lire cet article sur les clés de la réussite des femmes leaders qui regorge de témoignages inspirants.

 

Techniques concrètes pour une prise de parole impactante

 

Pour finir, passons à la boîte à outils. Votre corps est votre premier instrument de leadership.

 

  1. La voix : travaillez votre résonance. Le stress fait monter la voix dans les aigus, ce qui peut être perçu comme un manque d’assurance. Imaginez que votre voix part de votre ventre. Parlez un peu plus lentement que d’habitude.
  2. Le regard : ne fuyez pas les yeux de vos interlocuteurs. Un regard soutenu montre que vous assumez votre propos. Si vous parlez à une grande assemblée, choisissez trois visages bienveillants dans la salle et adressez-vous à eux alternativement.
  3. Les mains : évitez de les cacher ou de triturer un stylo. Utilisez-les pour souligner vos propos. Des gestes ouverts traduisent une pensée structurée et une personnalité généreuse.

 

N’oubliez pas que la prise de parole est un muscle. Plus vous l’exercez, plus le stress diminue. Commencez par de petites interventions, puis montez en puissance. Et si vous voulez explorer davantage le lien entre confiance en soi et réussite, consultez ce guide sur le leadership au féminin et ses enjeux.

 

Votre voix est votre pouvoir

 

Ne laissez pas le stress ou les vieux codes vous réduire au silence. Votre prise de parole est l’acte fondateur de votre leadership. En étant préparée, authentique et ferme, vous n’inspirez pas seulement vos équipes, vous ouvrez la voie à toutes celles qui viendront après vous.

 

Alors, la prochaine fois que vous aurez cette petite boule au ventre avant de monter sur l’estrade, souriez. C’est le signe que vous êtes en train de grandir. Respirez, ancrez vos pieds au sol, et lancez-vous. Vous allez épater votre auditoire.

 

Chaque grande leader a commencé par un premier mot, parfois hésitant, mais toujours courageux. C’est à vous de jouer.

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Christine Besneux. Coach & formatrice en prise de parole. Experte en communication.

Christine Besneux

Comment réussir votre intervention en panel d’experts sans stress

Comment réussir votre intervention en panel d’experts sans stress

Votre projet est assez percutant pour que l’on vous invite à un panel d’experts. Félicitations ! C’est une reconnaissance, une tribune, et surtout, une occasion en or de positionner votre entreprise comme une référence. Mais avouons-le, l’excitation se mêle souvent à une petite angoisse. Se retrouver sur scène, entouré·e de « vrais » experts (souvent plus âgé·es, parfois plus célèbres), avec un modérateur·ice qui semble avoir un agenda caché, et un public qui attend la pépite… cela peut générer un sacré coup de stress.

Le panel d’experts est un exercice de prise de parole unique. Ce n’est ni un pitch, ni une conférence. C’est une conversation publique, une joute verbale amicale où l’improvisation règne, mais où la préparation est reine. C’est l’endroit où l’on ne vous demande pas de vendre, mais d’éclairer. Or, pour une startup, éclairer, c’est déjà vendre.

Dans cet article, nous allons décortiquer les codes de cet exercice périlleux. Nous allons voir comment transformer le stress de l’imprévu en une force tranquille, comment faire de votre prise de parole un moment mémorable, et surtout, comment vous assurer que votre voix, celle de l’innovation et de l’agilité, ne soit pas noyée dans le brouhaha des « sachants ».

 

L’art de la préparation : connaître le terrain pour dompter le stress

 

L’erreur fatale du panéliste débutant est de croire que, puisque c’est une conversation, la préparation est optionnelle. C’est faux. La préparation pour un panel est plus subtile que pour un pitch, car elle ne porte pas sur *ce que vous allez dire*, mais sur *comment vous allez réagir*.

 

1. Le « Qui » et le « Quoi » : vos deux boussoles

 

Avant de penser à votre propre prise de parole, vous devez cartographier le terrain.

Le Modérateur : quel est son style ? Est-il un arbitre neutre, un provocateur, ou un simple animateur ? Lisez ses articles, regardez ses précédentes interventions. Sa manière de mener le débat sera votre principale contrainte (ou votre meilleure opportunité).

Les Co-panélistes : qui sont-ils ? Quels sont leurs angles d’attaque habituels ? Si vous êtes une startup dans la FoodTech, et qu’un autre panéliste est un grand industriel, attendez-vous à ce qu’il défende le *statu quo*. Identifiez les points de convergence et de divergence. Cela vous permettra de préparer des « ponts » (pour créer du lien) ou des « piques » (pour vous démarquer).

Le Thème : ne vous contentez pas du titre. Demandez au modérateur les questions précises qui seront abordées. Préparez trois messages clés, trois « titres de journaux » que vous voulez absolument faire passer, quelle que soit la question. Ces messages sont votre filet de sécurité contre le stress du vide.

 

2. La Préparation Anti-Stress : le « Plan B » du panéliste

 

Le stress vient de la peur de l’inconnu. En panel, l’inconnu est la question. Pour le gérer, préparez des réponses « jokers » :

Le « Oui, et… » : quand un autre panéliste dit quelque chose de pertinent, ne le contredisez pas bêtement. Dites : « J’apprécie beaucoup ce point, et j’ajouterais que, pour une startup, cela se traduit par… » Vous validez l’expert (il vous aime déjà) et vous ramenez la lumière sur votre expertise.

Le « C’est une excellente question, mais… » : quand la question est trop vague ou ne vous concerne pas directement, reformulez-la pour qu’elle serve votre propos. « C’est une excellente question sur l’impact macro-économique, mais si l’on revient à l’échelle d’une jeune pousse, la vraie question est… »

 

3. Le Q&A : le stress test de votre prise de parole

 

La session de questions-réponses (Q&A) est souvent le moment le plus redouté, car c’est là que l’imprévu frappe le plus fort. Pour une prise de parole réussie, vous devez transformer cette phase de vulnérabilité en une démonstration de votre expertise.

Anticipez les questions pièges : en tant que startup, vous savez où se trouvent les faiblesses de votre modèle : la rentabilité, la concurrence, la scalabilité. Préparez des réponses courtes, honnêtes et factuelles à ces questions. Ne fuyez pas la difficulté, embrassez-la. Répondre avec assurance à une question difficile est un signe de leadership et de maturité.

Le « ping-pong » bienveillant : si une question est adressée à un autre panéliste, écoutez attentivement. Si vous avez un point de vue complémentaire ou une donnée chiffrée qui enrichit la réponse, n’hésitez pas à demander la parole poliment. « Si je peux me permettre d’ajouter une perspective de terrain… » Cela montre votre engagement dans la discussion et votre capacité à interagir, des qualités essentielles pour une prise de parole dynamique.

L’art de la concision : le public déteste les réponses qui s’étirent. Quand vous répondez, allez droit au but. Utilisez la technique du « Message – Preuve – Conclusion ». Donnez votre message clé, appuyez-le d’une preuve (un chiffre, un fait), et concluez. C’est le meilleur moyen de maximiser votre temps de parole et de laisser une impression de clarté.

 

L’art de se démarquer : la prise de parole qui fait mouche

 

Dans un panel, la concision est votre meilleure amie. Chaque expert veut parler, le temps est compté. Votre prise de parole doit être un concentré d’impact.

 

1. L’Anecdote : votre arme secrète

 

Les chiffres et les théories, c’est le rôle des experts académiques. Votre rôle, en tant que startup, c’est d’apporter le terrain, le vécu, l’humain. C’est là que l’anecdote « croustillante » intervient. Elle doit être courte, drôle si possible, et illustrer un point technique ou stratégique.

Une anecdote qui a fait le tour des événements tech français est celle d’un fondateur de startup qui, lors d’un panel sur l’échec, a raconté comment il avait accidentellement envoyé un pitch confidentiel à un concurrent au lieu d’un investisseur. Il a conclu en disant : « J’ai perdu l’investisseur, mais j’ai gagné un ami. Et surtout, j’ai appris que le bouton ‘Envoyer à tous’ est le pire ennemi de l’entrepreneur pressé. » L’histoire, bien que légère, illustrait parfaitement la pression et l’erreur humaine dans l’écosystème. Le public a ri, et il a retenu son message sur l’importance de la relecture et de l’authenticité.

 

2. Le Langage du Terrain

 

Évitez le jargon trop technique ou les acronymes abscons. Parlez avec des images, des métaphores. Un bon panéliste de startup ne parle pas de « synergie inter-sectorielle », il parle de « faire danser l’éléphant avec la souris ». Ce langage est plus mémorable, plus accessible, et il vous positionne comme un communicant hors pair.

 

Gérer le stress en direct : le corps parle avant la bouche

 

Le stress se lit sur le corps. Mains qui tremblent, voix qui se serre, regard fuyant. Pour une prise de parole réussie, vous devez maîtriser votre non-verbal.

Le contact visuel : ne fixez pas le modérateur. Regardez les autres panélistes quand ils parlent (vous montrez que vous écoutez) et regardez le public quand vous parlez (vous créez le lien).

La posture : asseyez-vous droit, les deux pieds au sol. C’est une ancre physique contre le stress. Ne vous affalez pas, ne jouez pas avec votre stylo. Votre calme doit être visible.

La pause : quand on vous pose une question, ne vous précipitez pas. Prenez une seconde. Respirez. Cette micro-pause est un signe de réflexion, de leadership, et elle vous donne le temps de structurer votre réponse. C’est un outil puissant pour gérer le stress de l’improvisation.

 

Devenez l’expert que l’on retient

 

Votre place en panel n’est pas un hasard. Vous apportez la vision de l’avenir, l’agilité et la preuve que les choses peuvent être faites différemment. Votre prise de parole doit refléter cette audace.

En préparant non seulement votre contenu, mais aussi votre stratégie d’interaction, en utilisant l’anecdote comme un pont vers l’émotion, et en maîtrisant votre stress par la posture et la respiration, vous ne serez plus un simple panéliste. Vous serez la voix que l’on retient, celle qui a su transformer une discussion d’experts en une leçon de leadership inspirante.

Le succès de votre prochaine intervention en panel est à portée de main. Il suffit d’oser être vous-même, avec une préparation d’acier.

Tout commence par un échange...

Christine Besneux

Je rends remarquables les prises de parole de celles et ceux qui veulent changer le monde.

Christine Besneux. Coach & formatrice en prise de parole. Experte en communication.

Gérer le stress avant une prise de parole décisive

Gérer le stress avant une prise de parole décisive

Avouons-le : même après des années d’expérience, cette petite boule au ventre avant une réunion décisive, on la connaît tous. Qu’il s’agisse d’un conseil d’administration, d’une négociation stratégique avec un partenaire clé, ou d’une prise de parole devant vos équipes pour annoncer un changement majeur, la pression est là. Et avec elle, le stress, ce compagnon de route parfois encombrant.

Le stress n’est pas l’ennemi. C’est un signal. Il vous dit : « Attention, ce moment compte ! » Le problème, c’est quand ce signal se transforme en sirène hurlante, paralysant votre pensée et sabotant votre prise de parole. On a tous en tête l’image du dirigeant imperturbable, mais la vérité est plus nuancée. 

Alors, comment apprivoiser ce stress et le transformer en allié. Car la réussite de votre réunion décisive ne dépend pas de l’absence de stress, mais de votre capacité à le canaliser pour que votre prise de parole soit à la hauteur de l’enjeu. Préparez-vous à découvrir que le meilleur antidote à l’angoisse, c’est souvent une bonne dose de préparation et un soupçon d’humour.

 

Le stress : ami ou ennemi de votre prise de parole ?

 

Commençons par dédramatiser. Le stress avant une prise de parole importante est non seulement normal, mais il est biologiquement utile. C’est l’adrénaline qui vous met en état d’alerte, aiguise vos sens et vous donne l’énergie nécessaire pour performer. Le trac, c’est le respect de l’enjeu.

Le danger, c’est le stress chronique ou le stress aigu qui vous submerge. Pour un dirigeant ou un manager, une réunion décisive est souvent un moment de vérité où l’on joue gros. Le stress monte, et il se manifeste de manière très concrète : cœur qui s’accélère, mains moites, et surtout, le fameux « trou noir » qui menace votre prise de parole.

Pour éviter ce scénario catastrophe, la première étape est de dissocier le stress de la peur de l’échec. Le stress est une réaction physique. La peur est une interprétation mentale. En tant que dirigeant, vous avez appris à gérer les risques financiers et stratégiques. Il est temps d’appliquer cette même rigueur à la gestion de votre propre état émotionnel.

Il paraît que l’un des plus grands orateurs français, avant de monter sur scène, avait pour rituel de se pincer très fort l’intérieur de la cuisse. Pourquoi ? Pour créer une douleur physique qui « court-circuite » l’anxiété mentale et le ramène à l’instant présent. Une technique radicale, mais qui montre que même les plus aguerris ont leurs petites astuces pour dompter le stress et assurer leur prise de parole.

 

La préparation : l’arme anti-stress absolue

 

On dit souvent que la chance sourit aux esprits préparés. En matière de stress et de prise de parole, c’est une vérité absolue. La préparation ne se limite pas à connaître vos slides par cœur. Elle est une armure psychologique qui réduit l’incertitude, principale source de stress.

Pour une réunion décisive, votre préparation doit être triple :

 

1. La préparation logistique et technique

 

  • Anticipez l’environnement : si possible, visitez la salle. Où allez-vous vous asseoir ? Quel est l’éclairage ? La technique (vidéoprojecteur, son) fonctionne-t-elle ? Le stress adore les imprévus. En les éliminant, vous lui coupez l’herbe sous le pied.
  • Maîtrisez votre support : ne lisez jamais vos notes. Utilisez vos slides comme des balises. Votre prise de parole doit être fluide, pas une récitation.
  • Le plan B : Que faites-vous si le vidéoprojecteur tombe en panne ? Si vous avez une réponse à cette question, vous avez déjà éliminé 20% de votre stress.

 

2. La préparation mentale et émotionnelle

 

C’est là que votre autorité entre en jeu. Vous devez vous entraîner à gérer le stress comme un athlète gère sa course.

  • La visualisation positive : fermez les yeux et imaginez la réunion. Non pas le pire scénario, mais le meilleur. Visualisez-vous en train de réussir votre prise de parole, de répondre avec calme aux questions difficiles, de voir les hochements de tête approbateurs. Cette technique, très utilisée par les sportifs de haut niveau, re-programme votre cerveau pour le succès.
  • La « Power Pose » : juste avant d’entrer en salle, adoptez une posture de confiance (épaules en arrière, mains sur les hanches) pendant deux minutes. Des études ont montré que cela augmente le taux de testostérone (hormone de la confiance) et diminue le cortisol (hormone du stress).

 

3. La préparation du message : Le « pourquoi » avant le « quoi »

 

Votre prise de parole doit être claire et percutante. Le stress fait bégayer, digresser et perdre le fil. Pour le contrer, revenez à l’essentiel :

  • Le message clé : quel est l’unique point que votre auditoire doit retenir ? Formulez-le en une phrase.
  • L’accroche : Comment allez-vous capter l’attention en 30 secondes ? Une histoire, une question, un chiffre choc. C’est votre bouclier contre le stress initial.

 

Les techniques de respiration : votre ancre anti-stress

 

Face au stress, la première chose que l’on perd, c’est le contrôle de sa respiration. Elle devient courte, thoracique, et alimente le cercle vicieux de l’anxiété. En tant que dirigeant, votre voix est votre outil. Une bonne prise de parole commence par une bonne respiration.

La respiration ventrale (ou abdominale) : c’est la technique la plus simple et la plus efficace pour faire chuter votre niveau de stress en quelques minutes.

1. Inspirez lentement par le nez en gonflant le ventre. Comptez jusqu’à 4.
2. Retenez votre souffle. Comptez jusqu’à 4.
3. Expirez lentement par la bouche en rentrant le ventre. Comptez jusqu’à 6.

Pratiquez cet exercice 5 minutes avant d’entrer en réunion. C’est un acte de maîtrise sur vous-même. Vous reprenez le contrôle de votre corps, et par extension, de votre prise de parole.

Une autre astuce, souvent partagée par les coachs en prise de parole : juste avant de commencer, prenez une pause de deux secondes. Regardez votre auditoire. Souriez. Cette micro-pause, qui vous semble une éternité, est perçue comme un signe de calme et d’autorité. Elle vous donne le temps de prendre une dernière inspiration profonde et de lancer votre première phrase avec assurance.

 

L’après-réunion : ne laissez pas le stress s’installer

 

La réunion est terminée. Vous avez réussi votre prise de parole. Le stress retombe. Mais attention, c’est souvent à ce moment que le corps et l’esprit réclament leur dû.

Le stress d’une réunion décisive ne disparaît pas comme par magie. Il faut l’évacuer. En tant que dirigeant ou manager, vous avez la responsabilité de votre bien-être pour maintenir votre performance sur le long terme.

  • Le débriefing rapide : ne vous laissez pas envahir par la rumination. Prenez 10 minutes pour noter ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Puis, passez à autre chose.
  • L’activité physique : le stress est une énergie qui a été mobilisée. Le meilleur moyen de l’évacuer est de la dépenser. Une marche rapide, une séance de sport, ou même quelques étirements au bureau.
  • La déconnexion : accordez-vous un moment de vraie déconnexion. Laissez votre téléphone de côté. Lisez un livre, écoutez de la musique, passez du temps avec vos proches. C’est un investissement dans votre performance future.

Pour aller plus loin dans la gestion de votre stress et de votre bien-être en tant que dirigeant, je vous recommande de consulter le Guide santé des dirigeants, il aborde les sources de stress spécifiques aux entrepreneurs et managers et propose des pistes concrètes pour y faire face.

 

Le stress, un tremplin pour votre performance

 

Le stress avant une réunion décisive est inévitable. Mais il n’est pas une fatalité. C’est une opportunité de démontrer votre maîtrise non seulement face à votre auditoire, mais face à vous-même.

En maîtrisant les techniques de préparation, de respiration et de visualisation, vous transformez cette anxiété en une énergie concentrée, au service d’une prise de parole percutante et mémorable. N’oubliez jamais que votre vulnérabilité, gérée avec intelligence, est une force. Osez parler de votre trac avec un sourire. Cela vous rendra plus humain, plus accessible, et paradoxalement, plus fort.

Le succès de votre prochaine réunion décisive est à portée de main. Il suffit de respirer, de vous préparer, et de vous lancer.

Tout commence par un échange...

Christine Besneux

Je rends remarquables les prises de parole de celles et ceux qui veulent changer le monde.

Christine Besneux. Coach & formatrice en prise de parole. Experte en communication.