Elle a passé trois heures à préparer son intervention en Comex. Dossier solide, chiffres vérifiés, slides épurées. Dès la première question, elle a senti quelque chose basculer. Elle a sur-justifié. Elle a ajouté une précaution. Puis une autre. Elle est sortie de la salle avec l’impression d’avoir perdu ce que son dossier avait construit.

Ce n’est pas un manque de compétence. C’est un manque d’espace et personne ne lui a appris à le prendre.

Le double lien que les femmes connaissent bien

 

Quand une femme prend la parole en contexte professionnel, elle navigue dans une contrainte que les hommes n’ont généralement pas à gérer : être trop assertive la rend « agressive », être trop douce la rend « peu crédible ». Ce double lien n’est pas une invention, il est documenté, mesuré, vécu.

Les formations classiques de prise de parole en public ne traitent pas cette réalité. Elles enseignent des techniques, posture, voix, structure, sans jamais aborder ce qui se joue vraiment pour une femme qui prend la parole dans un Comex masculin, face à des investisseurs, ou sur scène lors d’une conférence.

Résultat : des participantes qui savent ce qu’elles « devraient » faire mais qui restent bloquées dans les mêmes schémas dès que la pression monte. Les techniques n’ont pas suffi parce qu’elles n’attaquaient pas le bon problème.

Ce que la prise de parole des dirigeantes a de spécifique

 

Les enjeux sont plus élevés. En Comex, en négociation, face aux médias, l’erreur est visible. La pression n’est pas la même qu’en atelier de formation.

Les situations ne ressemblent à rien dans les exercices génériques. Reprendre la parole après une interruption sans passer pour agressive. Répondre à une question piège d’un journaliste sans que son message soit déformé. Pitcher devant un board en anglais en gardant la même autorité naturelle. Ces situations s’apprennent en les simulant, pas en faisant des exercices de respiration.

Le temps est une contrainte réelle. Des demi-journées en présentiel à Paris, ça ne rentre pas dans l’agenda d’une dirigeante qui gère des déplacements, une équipe et des dossiers en parallèle. Les formats doivent s’adapter.

Les freins sont souvent plus profonds que techniques. Le syndrome de l’imposteur, la peur d’être trop visible, la crainte que ses qualités soient perçues comme de l’arrogance, ces blocages ne se règlent pas avec un exercice de respiration. Ils se travaillent autrement.

Ce qui change vraiment dans un accompagnement adapté

 

On part de vos situations réelles. Pas d’exemples génériques. Votre prochain Comex, votre intervention en conférence, votre pitch investisseur. On simule, on filme, on décortique, on recommence.

On travaille le message avant la forme. Beaucoup de dirigeantes ont un problème de structure avant d’avoir un problème de voix. Ce qu’elles veulent dire en dix minutes, elles le diront mieux en cinq, si la ligne directrice est claire. C’est le premier travail.

On traite les freins, pas seulement les symptômes. Le « je sur-justifie » cache souvent « je ne me sens pas légitime ici ». Le « je baisse la voix » cache parfois « j’ai appris que prendre de la place était mal perçu ». Identifier d’où vient le blocage est la condition pour que la technique fonctionne.

On mesure les progrès. Vidéos avant/après, simulations enregistrées, grilles d’évaluation. Vous repartez avec des preuves de votre progression, utilisables pour valoriser l’investissement auprès de votre DG ou de vos RH.

Pour les femmes indépendantes aussi

 

La prise de parole est un enjeu commercial direct quand on est consultante, coach, formatrice ou prestataire de services. Pitcher son offre, tenir une salle lors d’une conférence, être interviewée dans un podcast, tout cela se prépare. Et le rapport à la légitimité y est souvent encore plus présent que dans les grandes organisations, parce qu’il n’y a pas de titre ou de logo pour étayer la crédibilité. Il n’y a que vous et comment vous prenez la parole.

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Tout commence par un échange...

Je rends remarquables les prises de parole des chercheuses, managers et dirigeantes.

Christine Besneux.
Consultante et formatrice.
Prise de parole & communication.

Christine Besneux